Economie

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 22:06

 



Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Economie
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 12:01

Le gouvernement présentera très prochainement, un projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Ce projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission Européenne pour établir en France un marché de l’électricité plus concurrentiel qu’il ne l’est actuellement.

Pour satisfaire l’Union Européenne, le gouvernement veut contraindre légalement l’opérateur historique à rétrocéder à des entreprises concurrentes une partie très importante de sa production à prix coûtant. Ainsi « Electricité De France est tenu de conclure des contrats de vente d’électricité, à des conditions représentatives des conditions économiques de production de l’électricité par ses centrales nucléaires situées sur le territoire national avec les fournisseurs d’électricité qui en font la demande. » Le volume global maximum pourra être 120 térawattheures soit environ le quart de la production totale d’EDF.

Les prévisions faites par les services de l’état dans les études sur les coûts de référence montrent que la production de base dont le MWh est le moins cher est celle du nucléaire, dont la valeur varie de 30 à 55 € le MWh, suivant que l’on prend comme référence les centrales existantes ou le nouvel EPR. Cette proposition si elle était votée, donnerait aux bénéficiaires des contrats une manne financière considérable. Le MWh étant vendu au consommateur d’électricité en France de l’ordre de 78 €, c’est un cadeau de plus de 2 milliard d’€ par an que l’Etat s’apprête à faire aux compagnies privées concurrentes alors qu’elles n’auront fait aucun investissement. C’est également un marché concurrentiel purement artificiel qui attirera des traders français mais également étrangers qui seront séduits par des bénéfices qu’ils n’auront nullement l’intention d’investir dans des unités de production, et qui feront leur profit en revendant l’électricité achetée à bas coût en France pour la revendre principalement à l’étranger avec un bénéfice maximum. C’est surtout, pour EDF, une diminution de sa capacité financière à un moment où il doit faire de nombreux investissements pour assurer la transition énergétique imposée par la raréfaction des ressources pétrolières et gazières, l’augmentation de la consommation d’électrique, ainsi qu’à terme le renouvellement de ses centrales.

Ce projet, s’il était adopté dans sa forme actuelle1, est très dangereux, car il remet en cause la capacité à satisfaire dans l’avenir les besoins énergétiques de notre pays et les conséquences sur les prix ne se feront pas attendre. Car comme l’a dit Marcel Boiteux ancien directeur d’EDF, il ne s’agit donc plus, comme on pouvait le croire initialement, d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence.

  1. Avant projet de loi de réforme du marché de l’électricité : http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl2451.asp []
Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Economie
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 07:24




Parce que la presse française ne vous en a pas parlé, vous ne savez sûrement pas que la chancelière allemande Angela Merkel a proposé cette semaine de mettre la Grèce sous tutelle budgétaire de l'Europe
, en donnant la possibilité à l'UE ou à la zone euro de décider directement de la politique budgétaire des Etats membres sur-endettés. Comme souvent, i
l faut lire l'anglais pour savoir ce genre de nouvelle...

Cette annonce est extrêmement significative. Elle démontre à quel point le projet européen est devenu une idéologie quasi-religieuse qui, à l'instar de tous les systèmes idéologiques, préfèrent aller toujours plus loin dans sa logique plutôt que d'accepter de se remettre en cause.

 

Ne serait-il pas en effet plus raisonnable de se demander pourquoi ce sont justement les pays de la zone euro qui souffrent le plus de la crise ? Ne serait-ce pas une preuve de maturité politique que d'accepter de voir que depuis la mise en place de la monnaie unique, les pays concernés s'en sortent sur tous les plans moins bien que les autres : croissance économique, chômage, dette, pouvoir d'achat ? Aujourd'hui, 5 pays européens sont dans une tourmente financière sans précédent, et ces pays appartiennent à la zone euro : la Grèce bien sûr, mais aussi le Portugal, l'Italie, l'Espagne et l'Irlande. 
Il ne s'agit pas d'ailleurs d'un effet du hasard : l'euro agit comme une contrainte en empêchant ces pays de jouer sur la variable monétaire pour s'en sortir et respirer un peu. L'euro fort les asphyxie, comme il nous asphyxie d'ailleurs, et la monnaie ne pouvant plus jouer son rôle d'ajustement naturel en période de crise, c'est le taux de chômage qui assume cette fonction.

Face à ce constat lucide, que plusieurs économistes réputés européistes ont eu le courage de faire (on pense notamment à Christian Saint-Etienne et son livre "La fin de l'euro"), les dirigeants européens et la Commission de Bruxelles préfèrent se voiler la face.
Comme toutes les idéologies désavouées par les faits, l'idéologie européiste incarnée par ses dirigeants fait le choix de l'accélération. Avec un résultat connu d'avance parce que l'Histoire nous montre qu'il est toujours le même : le plantage dans le mur.

D'où ces idées qui fleurissent aujourd'hui, de plus en plus farfelues, et déconnectées du réel, telle que celle de mettre sous tutelle des pays normalement démocratiques et souverains. L'Europe ne marche pas, c'est parce qu'il n'y a pas assez d'Europe ! Ce dogme sera répété à l'envi, quitte à ce qu'il débouche sur des catastrophes économiques et sociales (on imagine déjà quelle politique économique la Grèce sous tutelle de Bruxelles et Berlin serait contrainte d'adopter : services publics sacrifiés, dépenses sociales taillées à la hâche), et quitte à ce qu'il se traduise par un affaiblissement de plus en plus marqué de la démocratie.

C'est lorsqu'elles sont en danger, lorsque la réalité les rattrappe, lorsque leurs échecs répétés conduisent à la catastrophe finale, que les idéologies deviennent les plus dangereuses. Nous sommes entrés dans cette phase concernant l'idéologie européiste.
Il faut donc s'accrocher, et s'attendre à des décisions de plus en plus arrogantes, brutales, coupées du réel, et plus nocives que jamais. La religion de l'euro imprègne tellement nos élites, et c'est la même chose en Grèce, qu'on peut même se demander qui de leur propre peuple ou de la monnaie unique elles préfèreront sacrifier.

On peut malgré tout espérer un sursaut salutaire. L'Histoire nous montre aussi qu'il est possible. A une moindre échelle, quand tout allait de pis en pis, plusieurs pays européens avaient su au final quitter le Système Monétaire Européen au début des années 1990. Ces pays, tels l'Italie et le Royaume-Uni, vivement critiqués à l'époque pour ce choix, s'en étaient au final mieux sortis dans la crise, et avaient moins subi la poussée du chômage. Sortis de leur fièvre dogmatique, les économistes finiront par l'admettre, quelques années plus tard.

On doit espérer qu'il se passe la même chose concernant l'euro. Il faut bien sûr envisager de mettre fin à la monnaie unique, sans tabou, et ces pays, les premiers touchés de manière aussi rude, doivent ouvrir la voie.
Cela nécessite dans le contexte idéologique actuel beaucoup de courage, et un peu de tactique.
A cet égard, une sortie groupée de la zone euro, qui verrait le même jour ces 5 pays annoncer leur désir de retrouver leur liberté monétaire, permettrait d'éviter un effet de stigmatisation trop fort, et pousserait même très certainement les marchés à "finir le travail", en jouant la fin d'un euro qui aurait prouvé qu'il n'est pas viable.

2010 nous réserve dans tous les cas beaucoup de surprises. Faisons en sorte qu'elles soient les meilleures possibles.

Source: le vrai débat  http://www.levraidebat.com/

Par transmis par Georges - Publié dans : Economie
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 20:16

En imitant la forme du guide touristique, le LobbyPlanet Paris décrit les acteurs et les rouages plus ou moins avouables du lobbying à la française. Après Londres, Bruxelles et Berlin, ce nouvel opus pose un coup de projecteur sur un monde qui n'apprécie guère la lumière.

 

Début 2009, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDGRF) est assigné en justice et se voit réclamer 500 000 € de dommages et intérêts par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT). Une somme qui représente cinq fois le budget annuel de l’association. Son tort : avoir révélé, dans une étude scientifique, des taux de pesticides anormalement élevés sur des raisins de table vendus en grande distribution. La FNPRT estime que sa profession a été « dénigrée » par la campagne du MDRGF qui a occasionné une baisse des ventes.

Le rappel de cette affaire dans le LobbyPlanet Paris*, illustre la part sombre du lobbying économique en France. L’ouvrage pose la question : « Sera-t-il encore permis à la société civile d’exprimer son opinion sur des sujets sensibles sans craindre de se retrouver devant les tribunaux ? ». En pratique, il fonctionne comme un guide touristique. Cartes, adresses des lieux « où sortir » (palaces et autres restaurants préférés des lobbyistes), circuits thématiques (agro-alimentaire, énergie, eau...) jalonnent ainsi ses pages afin que le grand public se retrouve dans cette jungle qui préfère l’ombre à la lumière.

Si le terme lobbyiste porte en lui une connotation péjorative, sa traduction institutionnelle est « représentant de groupes d’intérêts ». « Avec ce guide, nous posons le décor en espérant créer une dynamique et faire entrer la question de l’encadrement et de la transparence du lobbying dans le débat public », explique Florent Schaeffer, administrateur de l’Association internationale des techniciens, experts et chercheurs (Aitec) éditrice du guide.
Cette ONG de solidarité internationale est membre du Réseau pour l’Encadrement et la transparence des activités de lobbying (ETAL) et de la coalition européenne Alter-EU.

La France, tout comme l’Union européenne, rechigne à légiférer sur ce thème. L’ambition, née du Grenelle de l’environnement, de protéger les lanceurs d’alerte (tel que le MDRGF), est passée aux oubliettes. L’Assemblée nationale et le Sénat  ont, très récemment, modifié leur règlement intérieur afin de donner un parfum de transparence à l’activité des lobbyistes dans leur enceinte. Depuis le mois de septembre 2009 à la chambre des députés et à partir de janvier 2010 au Sénat, les lobbyistes auront ainsi à s’inscrire sur un registre obligatoire, porter un badge et respecter un code de déontologie qui ne prévoit toutefois aucune sanction en cas de manquement…
Début décembre, le registre des représentants des groupes d’intérêts de l’Assemblée nationale comprend une trentaine de noms. Uniquement des représentants d’organisations ou syndicats professionnels, aucune agence de lobbying proprement dite. Celles-ci devraient apparaître au début de l’année prochaine.

Echec du registre européen

La France fait toutefois un peu mieux que la Commission européenne, qui invite depuis juin 2008, les lobbyistes à s’inscrire sur un registre non obligatoire. La Coalition Alter-EU (160 ONG et syndicats) constate « l’échec du volontariat » puisque sur les 2600 structures domiciliées à Bruxelles, à peine plus de 500 ont décidé de montrer patte blanche. « Aux Etats-Unis, le lobbying est strictement encadré par une loi fédérale qui organise la transparence et instaure des sanctions pénales, constate Florent Schaeffer. Des banques de données publiques, accessibles sur le Web détaillent pour qui [les lobbyistes] travaillent, avec quels moyens, qui ils rencontrent... Quand on en demande le 10e en France, on nous traite d’extrémistes. »

Le LobbyPlanet Paris décrit par ailleurs les conflits d’intérêts fréquemment observés entre secteur public et privé : « Sylvain Naulin vient d’être recruté par le CEEV (Comité européen des entreprises de Vins), un lobby pro qui mélange vin blanc et  vin rouge pour faire du rosé. Quelques mois auparavant, Sylvain Naulin était membre du cabinet du ministre de l’Agriculture... chargé de négocier la reconnaissance législative de ce procédé ». Ce phénomène, appelé « pantouflage » (un salarié d’une entreprise trouve un poste dans l’administration de tutelle) ou « rétro-pantouflage » (mouvement de la fonction publique vers le privé) va au-delà du copinage pour organiser, sur le long terme, la garantie des intérêts privés de grandes entreprises au sein des organes de décision publique. Malgré l’existence de loi réglementant la rapidité de telles évolutions professionnelles, notamment dans l’industrie pharmaceutique, les cas se multiplient.

Par René Lacabérats - Publié dans : Economie
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 11:15

Sylvain Lapoix - Marianne | Mardi 3 Novembre 2009

A l'annonce de l'augmentation de 20% du salaire minimum validée par le président ukrainien, Dominique Strauss-Kahn a hurlé au déficit ! Rapporté au revenus nationaux, l'augmentation représenterait un peu plus de 10€ par mois...

Le protectionnisme n'est pas un nationalisme Halte là ! Le président du Fonds monétaire international veille ! Quand il voit un Etat frappé de plein fouet par la crise montrer des velléités de politique sociale, Dominique Strauss-Kahn rappelle aux sacro-saints principes du Fonds. A peine le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a-t-il esquissé le projet d'augmenter le salaire minimum ukrainien de 20% que DSK a frappé du poing sur la table : face au risque de voir le déficit budgétaire de l'Etat ukrainien croître de 10 milliards de dollars, il a menacé de ne pas mener à son terme le quatrième versement du programme d'aide du FMI d'un montant total de 16,4 milliards.

Le monopole total du FMI sur l'aide aux pays frappés par la crise...

Las, n'écoutant pas les sirènes de Washington, le chef d'Etat ukrainien l'a fait quand même ! Pour des raisons électoralistes, sûrement (le scrutin présidentiel est dans trois mois et Viktor Iouchtchenko est candidat) mais aussi pour des raisons bêtement sociales. Victime de la crise et sans grand atout économique, l'Ukraine possède l'un des salaires minimum les plus bas d'Europe : environ 700 hryvnias, soit 55€, le double du minimum dans la plupart des provinces chinoises. Une augmentation de 20% le porterait donc à... 66 € !

 

Mais c'est là l'insigne atout de cet organisme : «le FMI traite avec des pays à qui personne ne veut prêter, concédait Valdis Dombrovskis, Premier ministre letton. Il est presque toujours dans une situation de monopole !» Aidé par le Fonds, la Lettonie a réalisé que les schémas sur lesquels étaient bâties ses prévisions étaient trop optimiste : là où les économistes du FMI prévoyait 5% de récession, le pays s'achemine désormais vers 18% de recul du PIB, une situation dans laquelle les objectifs de déficit du FMI (5%) sont intenables...

 

Mais l'argument ne semble pas avoir plus porté pour l'Ukraine, dont la devise a pourtant perdu un cinquième de sa valeur en une semaine fin octobre. Plutôt que de s'attarder sur la situation de ce pays, le FMI se contente d'appliquer sa grille de lecture et de rappeler à l'ordre les autorités locales si elles dépassent les 5% de déficit public. Pour avoir brisé le thermomètre de Washington, le patient Ukraine pourrait bien se voir couper la perfusion.

 

En imposant la même logique délétère du FMI, qui a déjà fait faillite en Amérique Latine dans les années 1980 et 1990, DSK se donne peut-être tous les moyens de plaire aux tenants du dogme neolibéral. Mais il se met dans une piètre posture pour devenir le challenger de Sarkozy en 2012 : le Smic français vaut 18 fois celui de l'Ukraine. Est-ce bien raisonnable, Monsieur le Directeur général du FMI ?

Par Transmis par Georges - Publié dans : Economie
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