Politique et Santé

Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 14:05

Les Français s'imposent des restrictions budgétaires pour les soins médicaux

Par Anne Jeanblanc

Les Français s'imposent des restrictions budgétaires pour les soins médicaux

Une impression croissante de vivre dans un système de soins à deux vitesses © Image Source/Corbis

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La proportion de Français qui déclarent devoir s'imposer des restrictions budgétaires dans le domaine des soins médicaux est passée de 3 à 13 % en 30 ans, selon l'enquête 2010 "Conditions de vie et aspirations", récemment rendue publique par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie. Pour cela, le Crédoc a interrogé un échantillon représentatif de 2.000 adultes. Les auteurs de ce travail soulignent une forte accélération de la tendance depuis 2005, avec une hausse plus nette en 2008. La part des personnes limitant le recours aux soins médicaux est passée de 9 à 13 % entre 2007 et 2008, puis elle s'est stabilisée entre 2008 et 2010. 

Parmi les principales réformes intervenues durant cette période, les auteurs de l'enquête soulignent la loi d'août 2004 sur l'Assurance maladie, qui a instauré le médecin traitant et le parcours de soins coordonnés. Ces deux modifications sont entrées pleinement en application le 1er janvier 2006. Leurs conséquences - même si elles ne sont pas les seules causes des restrictions budgétaires - touchent surtout les catégories les plus modestes, qui se limitent trois fois plus souvent que les catégories aisées : en 2010, 18 % des ménages disposant de moins de 900 euros par mois sont concernés, contre 5 % de ceux qui disposent de plus de 3.100 euros par mois.

Selon le Crédoc, le "sentiment que l'on est mieux soigné lorsqu'on a des relations et de l'argent" s'est diffusé dans la population française. "L'impression de vivre dans un système de soins à deux vitesses, qui était auparavant surtout perceptible chez les Parisiens, s'est progressivement répandue sur l'ensemble du territoire", remarquent les auteurs. Entre 1980 et 2010, la proportion d'individus pensant que l'on est "mieux soigné lorsqu'on est aisé" est passée de 52 à 66 % en milieu rural ; chez les Franciliens, elle atteint 73 %. La "crainte de développer une maladie grave" constitue, avec le chômage, le principal "sujet de préoccupation" des personnes interrogées. Ces résultats viennent confirmer ceux publiés en 2008 par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé. Selon l'Irdes, 14 % de la population métropolitaine avait dû renoncer à des soins en 2006 pour raisons financières.

Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Politique et Santé
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:24

image67

 

GROUPE SANTÉ

Animateur: jacques Quédeville

 

 

Résumé des interventions:

a) présentation par J Q des mesures prises depuis 1983 soit pour faire contribuer le malade hospitalisé, soit pour « organiser » le système de santé. La dernière mesure en date étant la création des Agences Régionales de Santé.

Ces dernières devant mettre en application les décisions gouvernementales, mais aussi définir la politique régionale en matière de santé, en regroupant tous les organismes touchant à ce domaine, que ce soit dans l'offre (hôpitaux...) dans l'organisation et le contrôle (Drass, ARH...) que dans le financement (CPAM, URCAM...) .

 

b) nous demandons à ce que la politique de santé soit purement nationale, et non soumise aux ARS et régions, ce qui aura pour conséquence une politique par région, d'ou disparités sur l'ensemble du territoire national.

Chaque français doit avoir le même droit à la santé, et ce français doit impérativement être mis au cœur du système.

 

c) l'État doit réaffirmer sa prédominance, son rôle , se redonner les moyens de développer les politiques de prévention, d'accès aux soins, de présence sur l'ensemble du territoire, et refuser le système concurrentiel.

 

d) Cette présence devant exister au niveau local avec pérennisation des hôpitaux locaux qui devraient, non seulement assurer des soins de médecine-obstétrique, mais aussi permettre les soins de suite, et voir en leur sein se créer des cabinets de consultation dédiés aux spécialistes (Cardiologue, radiologue, pédiatre, etc.) afin que ce soit le médecin qui vienne au patient et non le contraire. On lutterait ainsi contre la désertification des zones rurales.

 

e) Ces hôpitaux devant aussi devenir le site de base des organismes de contrôle de services d'aide et de soins à domicile. En effet, il apparaît que ces derniers existent peu et peuvent être assurés par le prestataire lui-même, ce qui peut présenter des risques sur la valeur des contrôles.

 

f) Malgré les créations faites depuis le texte de Kouchner, les structures en soins palliatifs demeurent trop peu nombreuses. Une augmentation sensible du nombre de places s'avère nécessaire. La création d'un observatoire national des soins palliatifs et de la maladie d'Alzaheimer doit être envisagée.

 

Conclusion: la santé est un droit républicain, l'Etat doit assumer totalement, et nationalement son rôle en reprenant le total contrôle de ce secteur et en embauchant le personnel nécessaire à l'efficacité du système.

Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Politique et Santé
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:06

ariane-calvo-eric-coquerelAu mépris de toutes les organisations syndicales et associations de la petite enfance qui s'y opposent depuis des mois, Mme Morano vient d'annoncer la publication d'ici la mi-juin de son décret modifiant les conditions d'accueil de la petite enfance.

Présents ce midi à la conférence de presse organisée devant le Ministère de la santé par le collectif « pas de bébé à la consigne », Ariane Calvo, adjointe à la maire du 20ème arrondissement de Paris en charge de la petite enfance, et Eric Coquerel, secrétaire national du PG et conseiller régional, ont dit l'opposition maintenue de leur parti à ce projet de décret qui dégrade profondément les conditions d'accueil dans les structures petite enfance. A l'inverse, Mme Morano doit ouvrir les négociations que lui réclament les organisations syndicales. Si la secrétaire d'état maintenait la publication de ce décret, les deux élus préviennent que le Parti de Gauche se mobilisera dans les collectivités locales contre son application. Enfin le PG s'engage non seulement à abroger ce décret dans le cadre d'un gouvernement de Front de Gauche mais à impulser un véritable service public de la petite enfance. Cela passe notamment par des créations de places en crèche (100 000 pour la seule Ile de France), un taux d'encadrement des enfants supérieur (idéalement 1 adulte pour 3 enfants qui ne marchent pas et 1 adulte pour 4 enfants qui marchent), un plan ambitieux de recrutement et de formation qualifiante des professionnels nécessaires. Le Parti de Gauche réaffirme également que seul un service public de la Petite Enfance de qualité garantit l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, permettant aux femmes un retour au travail garanti et serein.

Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Politique et Santé
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 08:59


A la demande de Vincent,  Miss Tigri nous permet de publier ici un de ces articles

J’ai longtemps cru, en poussant la porte d’un cabinet médical, que je pénétrais dans une sorte de sphère religieuse, le grand Temple de la Médecine, impression renforcée par l’attitude silencieuse et disciplinée des patients dans la salle d’attente. A peine une quinte de toux venait-elle, de temps à autre, troubler l’atmosphère de recueillement autour d’une pile de journaux profanes tandis que l’on observait du coin de l’œil la porte derrière laquelle un grand Manitou dévoué au Dieu Science délivrait le Saint Remède et rédigeait cet assignat des temps modernes grâce auquel un souffreteux  pouvait espérer rencontrer prochainement la Divine Guérison, si possible remboursée par la Sécurité Sociale.

 J’ai longtemps cru… et puis un soir, j’ai regardé Les Médicamenteurs, un reportage aussi instructif que décoiffant sur le système de santé.

 Premier constat : le terme même de « santé » est le premier placebo utilisé par les professionnels du même nom. Ce qui compte avant tout, c’est la santé financière des grands laboratoires pharmaceutiques, qui, pour leur part, s’entendent assez bien avec la Maladie puisqu’elle les fait vivre…Ainsi, tout discours prononcé au nom de « l’intérêt de santé publique » doit attirer notre attention sur un mot et un seul : intérêt. Oui, mais pas le nôtre ; celui du fabriquant qui, par ailleurs, se fout totalement de votre scoliose, votre asthme ou la rubéole du petit.

 Deuxième constat : lorsque la médecine mijote dans le bain du capitalisme, on obtient une décoction glaçante de cynisme, qui ferait faire des vrilles à Hippocrate du fond de sa tombe…

 La démonstration des Médicamenteurs est froide, brève et efficace comme une injection de potassium : nous sommes à Pharmacity et nous tentons de suivre un médicament depuis sa création jusqu’à son arrivée sur notre table de chevet. Tout commence par des essais cliniques. Rassurez-vous, ce ne sera pas long : cette phase dure rarement plus de douze semaines, ce qui, chacun en conviendra, est largement suffisant pour observer les effets d’une molécule qui devra, dans certains cas, être administrée à un patient sur des dizaines d’années… Enfin, passons sur les détails qui fâchent… C’est d’ailleurs une attitude que l’on retrouve très souvent dans le circuit du médicament : dès que des résultats cliniques compromettent les intérêts des labos, on n’en parle plus ! C’est bien ce qui contrarie le Sénateur communiste F. Autain, qui réclame sans succès une commission d’enquête sur le circuit du médicament. Malheureusement, une telle enquête risquerait de mettre en évidence ce que l’on soupçonne déjà : le fabriquant cherche avant tout à se rémunérer, ce qui explique que l’autorisation de mise sur le marché, phase n° 2 du circuit, se fasse dans la plus totale opacité, dans l’intérêt du fabriquant et au mépris des considérations de santé publique.

 J’entends déjà les cris de révolte : « mais que font les experts ? N’existe-t-il pas des commissions indépendantes susceptibles de réguler tout cela ? » Commission, oui, indépendante, faudrait voir à ne pas trop en demander, tout de même… D’ailleurs, l’indépendance d’un expert n’est-elle pas « le gage de son incompétence », comme on se plaît à le répéter dans le milieu ? Ainsi, 95 % des médicaments franchissent sans encombre les deux premières phases de « sélection » et peuvent allègrement rejoindre les longs tiroirs de nos pharmacies, ayant satisfait à une seule véritable question : celle du retour sur investissement des laboratoires.

 La santé n’a pas de prix, c’est bien connu. Mais les médicaments en ont un, indépendamment de leur efficacité. A ce titre, le Plavix est cité comme un scandale sans nom : vendu 59 €, soit vingt-sept fois le prix de l’aspirine pour le même effet, affirme un médecin. Vingt-sept fois ! Et les chiffres n’ont pas fini de nous donner le vertige : pas d’innovation thérapeutique significative (5 % selon la Haute Autorité de Santé) mais des prix toujours plus élevés pour des effets très douteux. Ainsi, chaque année, des médicaments aussi chers qu’inutiles envahissent le marché et creusent inlassablement le trou de la Sécurité Sociale tandis que l’on jette un brouillard de fumée sur le phénomène en pointant du doigt les pratiques abusives des consommateurs. Mais bien sûr que nous sommes accros aux médicaments puisque c’est vous qui fabriquez notre dépendance, bande de truands ! Et le tout, en vendant de la molécule chimique au prix de l’or ! Enfin, je ne vois même pas pourquoi je m’égosille puisque rien n’est négociable à Pharmacity, surtout pas le prix des médicaments réellement efficaces. Pour ceux-là (ils sont rares mais ils existent) les prix sont imposés par les laboratoires. « Cela dit, ironise un médecin, même les mauvais sont chers ! ». Nous voilà complètement rassurés sur ce point.

 Des médicaments trop chers, une crise de l’innovation : et si la solution venait des médicaments génériques ? Leur brevet, tombé dans le domaine public, permet une commercialisation à moindre coût. Voilà donc une politique que prôneraient les pouvoirs publics s’ils savaient (et voulaient !) protéger ce qui leur appartient… Mais c’est sans compter sur le puissant lobby pharmaceutique, qui préfère compenser la crise de la recherche par du marketing. On ne trouve rien mais ça ne doit pas empêcher de vendre !

 

 Et les médecins dans tout ça ? Ne sont-ils pas un maillon central de la chaîne, qui pourrait et devrait jouer un rôle en faveur du patient ? « Les études de médecine n’incitent pas à l’esprit critique », se lamente un médecin. Sans parler des joujoux offerts par les copains des labo, vous savez, ces petits riens qui entretiennent l’amitié en échange de la promotion de tel médicament, une pratique désormais théoriquement interdite… L’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie a beau tenter de rencontrer les médecins pour discuter avec eux de leurs prescriptions : qu’est-ce qu’un beau discours humaniste comparé au doux bruit d’un tiroir-caisse ! On tente de nous jouer l’air de la transparence, « mais, peste l’un des médecins interviewés, ce qui compte, c’est la clarté, pas la transparence. Il ne faut pas juste laisser voir : il faut éclairer ».

 Et là, en matière de saine communication, de limpidité des pratiques et de propos, les laboratoires font une nouvelle fois très fort : un article du Canard Enchaîné dénonce un rapport selon lequel il s’agit prioritairement de « neutraliser la presse grand public ». Et la plupart des médias, réduits à l’état de caisse de résonance, jouent le jeu. C’est vrai, quoi… Comme si le citoyen lambda avait besoin de savoir ce qui se trame dans les alambics et les coffres-forts des fabricants ! Un jour, il faudra inventer un médicament qui soigne la curiosité, tiens !

 Ah, ça ! Il faut dire qu’en termes d’inventivité à but lucratif, les laboratoires ne sont pas en reste ! A défaut de savoir inventer des médicaments, imaginons de nouvelles maladies. Amis hypocondriaques, soyez les bienvenus à Pharmacity ! Ici, tout est judicieusement conçu pour entretenir vos phobies, alimenter vos angoisses, exploiter votre mal-être et transformer le moindre de vos comportements en maladie. Un gamin agité est un hyperactif. Ça sonne tout de même mieux. Et c’est tellement rassurant de tout médicaliser, n’est-ce pas, docteur ? Idéalement, il faut miser sur les maladies de gens riches, une clientèle parfaite, qui pourra payer beaucoup et longtemps. Et pour les malades qui s’ignorent, il existe un mot magique : « la prévention », un terme grâce auquel on va pouvoir se rémunérer sur des pathologies qui n’existent pas et miser sur des médicaments à prendre à vie. Ah, soigner des gens qui ne sont pas malades ! C’est beau comme le chœur des traders lors dune séance de clôture à Wall Street !

 Peu de temps après la diffusion de ce reportage, nous apprenions la mort de Michael Jackson, qui venait, ironie du sort, illustrer à merveille l’œuvre des Médicamenteurs.

Avec l'aimable autorisation de Miss Tigri
http://ecoledejules.over-blog.com/article-33445170.html

Par Miss Tigri - Publié dans : Politique et Santé
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:14


Alors que nous sommes à l'aube d'une vaccination obligatoire voici  

Un  lien  qui n'est autre que celui du site du Syndicat National du Personnel Infirmier.

A lire attentivement, et à relayer auprès de vos amis, car les médias n'en  feront pas état, afin de ne pas nuire aux lobbies des laboratoires

http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html

Par LE PARTI DE GAUCHE - Publié dans : Politique et Santé
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