Jeudi 15 octobre 2009
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Le 28 juillet dernier, le gouvernement, conformément à l’habitude qu’il a prise de mépriser le peuple qui s’exprime, bien décidé à le mater, a fait passer les décrets
d’application de la loi de réforme des universités (LRU, dite aussi « d’autonomie ») contre laquelle s’était élevé un mouvement de protestations d’une durée et d’une intensité sans précédents et
qui avait vu se rassembler autour d’un même refus les étudiants et les personnels de l’enseignement comme de l’encadrement. En dépit des divergences, chacun s’accordait pour voir dans cette «
réforme », le premier pas vers une véritable privatisation de l’enseignement… Le premier pas ? Pas tout à fait ; car depuis plusieurs années déjà, de « plans de réforme » en « ajustements
structurels », l’offensive est coordonnée contre l’enseignement public. Pourquoi ? Pour laisser aux héritiers, aux « fils de » nos élites, aux nantis la possibilité de le rester et de l’être
toujours plus, toujours plus facilement ; surtout, pour faire de la masse étudiante, une masse salariale en devenir, une foule aux abois, prête à plier devant toutes les exigences patronales, quand
tous les verrous de la protection sociale auront sauté un à un, et que la mise en concurrence généralisée des personnels ne laissera plus aux victimes du système la moindre ressource pour se
rebeller : battons nous tant qu’il en est encore temps ! Hier, déjà ! la LRU instaurant la collaboration des universités avec de grandes entreprises privées, en vérité la mise des sources du savoir
sous la dépendance économique des entreprises du CAC 40. Par exemple, la nécessité pour la Sorbonne de faire appel aux fonds de Bouygues pour financer son parc immobilier. Aujourd’hui le plan dit «
de réussite » qui fait des années de Licence des années de formation généraliste juste bonne à faire de la chaire à patron : sans qualification réelle qui justifierai un salaire simplement
décent, laissant à terme une jeune population active désarmée, sans autre possibilité que de s’incliner devant l’urgence de la situation économique qui leur sera faite. Demain, la « réforme
des lycées », une reprise d’une réforme mise en sommeil après les réactions, vives, des premiers intéressés ; sans grand changement
sur le fond. Demain encore, le contrecoup de ces manœuvres fera du
jeune travailleur, et par conséquent de tout travailleur sur le marché du travail, une « denrée dévaluée ». La logique de la concurrence ente salariés qui conduit à
la précarisation et qui fera accepter aux plus démunis de travailler le dimanche pour rien et qui marginalisera les plus tenaces défenseurs de nos droits, cette logique de la concurrence ne doit
pas s’installer au cœur de l’enseignement comme cherche sournoisement à l’imposer le gouvernement. Pour eux-mêmes et pour leurs enfants, les salariés doivent comprendre que la lutte étudiante
est aussi la leur. Elle les concerne au premier chef : mobilisons-nous ENSEMBLE !
Par Transmis Par MATTHIEU
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Publié dans : Luttes
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