Partager l'article ! Cantonales: nucléaire, la polémique et l’enfumage émotionnel: La planification écologique…vite…vite…. ...
La planification écologique…vite…vite….
C'est fou comment un drame catastrophique du à un tremblement de terre au Japon a soudainement sorti les écologistes de leur torpeur pré primaire écolo entre Hulot et Joly. La fin du monde est pour demain c'est sûr et certain !
Hier c'était un vrai feu d'artifice contre tout ce qui touche au nucléaire. Il faut dire qu'entre les déclarations de Besson, de Guaino et de NKM, les écolos avaient du grain à moudre tellement les ministres, ou pas, de Sarkozy, étaient confondants de cynisme et parfaitement consternant. Comme si en France on était à l'abri d'une telle catastrophe et que l'on était les meilleurs du monde. La nature vient parfois démentir les certitudes des dirigeants, preuve en est faite au pays du soleil levant.
Alors les écolos ont fait feu de tout bois en sortant le ban et l'arrière-ban de leurs discours préférés depuis les années 70 avec un objectif caché (eux aussi ne disent pas tout) les cantonales et par ricochet la présidentielle 2012.
Le drame, le point faible du discours écolo, c’est le discours « Euro écologique ».
Cohn-Bendit leur leadeur chouchou, partisan du traité de Lisbonne, entre deux matchs de foot parle beaucoup , les micros, les télés, sont pour lui très accueillants.
Un référendum pour où contre le nucléaire ?
Pourquoi pas ! Même si on peut trouver étrange que le même Cohn-Bendit n’ait pas montré le même empressement pour un référendum sur les retraites. (dans ce domaine l’Europe est un sérieux handicap).
Mais une fois le nucléaire rejeté par le peuple, rejet, qui dans le cadre émotionnel du moment ne peut pas faire de doute, que fait-on ?
Sortir du nucléaire va couter cher, très cher, aux citoyens.
Est-ce qu’on continue à laisser la filière énergétique (photovoltaïque, éolienne, bioénergie, pétrole, charbon, géothermie, gaz) soumise aux lois du marché libre et non faussé des traités européens ?
Est-ce qu’on continue d’appliquer aux tarifs énergétiques le principe de la double peine : coût de production plus coût financier (spéculation et dividendes privés).
Cohn-Bendit se garde bien d’aborder le sujet.
Pour lui, on sort du Nucléaire, et on fait des affaires vertes avec les énergies renouvelables.
Pourquoi ne pas proposer un referendum sur la nationalisation de la filière énergétique ?
S’il est un domaine où la notion de bien commun prend tout son sens, c’est bien le domaine de l’énergie.
L’eau, le feu (l’énergie), le soleil, la terre ne sont pas des biens privés.
Ne nous privons pas de ces biens en les privatisant !
La sortie du nucléaire appelle un effort général, il serait scandaleux que des intérêts privés en tirent profit.
Nous ne devons pas le tolérer.
Les filières énergétiques doivent être mises au service du bien commun et doivent être « RENATIONALISES » dans le cadre d’une planification écologique.
La planification écologique…..vite ! Les 20 et 27 mars dites-le clairement en votant pour les candidats du Front de Gauche.
Législatives
Danielle Benquet
Législatives
Daniel Borreill