Législatives 2012
Candidats
Front de Gauche
3ème Circonscription
Candidat: Daniel Borreill
Suppléante: Danielle
Benquet
Législatives 2012
Candidats
Front de Gauche
3ème Circonscription
Candidat: Daniel Borreill
Suppléante: Danielle
Benquet
par la Ligue des droits de l’homme, suivi collectif Romeurope
jeudi 22 juillet 2010
Plus de dix ans après l’adoption d’une loi imposant aux communes la réalisation d’aires d’accueil et de stationnement pour les Gens du voyage, à peine la moitié des places prévues sur toute la France sont aujourd’hui ouvertes. Les personnes vivant en caravane sont contraintes de s’installer là où elles le peuvent, faute de possibilités régulières. Les premiers responsables de cette situation tendue sont ceux des maires qui ne respectent pas leurs obligations légales, sans que les préfets ne les y contraignent, comme la loi le prévoit. L’injustice serait patente de sanctionner aveuglement les victimes de ces carences de l’Etat et des collectivités territoriales, sans offrir de perspectives d’accueil.
A la différence de tous les autres français, une loi discriminatoire de 1969 impose toujours aux personnes vivant en caravane un contrôle policier régulier, avec l’obligation de carnets de circulation à faire viser tous les trois mois au commissariat ou en gendarmerie. Ainsi sous surveillance constante, avec une liberté de circulation en France sous contrainte, incapables de s’arrêter là où ils le souhaitent, exclus en pratique du droit de vote du fait d’un délai dérogatoire de trois ans pour s’inscrire, ces « Gens du voyage » peuvent légitimement être défiants envers des pouvoirs publics qui les traitent en citoyens de seconde classe.
L’amalgame avec les Roms présents en France qui sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, confirme l’ethnicisation de l’action publique du gouvernement. Ces ressortissants européens, libres de circuler au sein de tous les pays de l’Union, sont frappés, du fait de la décision du gouvernement français, de mesures transitoires qui les excluent en pratique du marché de l’emploi. Faute de pouvoir travailler légalement et d’avoir des ressources régulières, ils ne peuvent louer un appartement. Des bidonvilles sont ainsi réapparus aux périphéries des grandes villes, témoignant du manque criant de logements en France particulièrement ceux accessibles aux plus faibles revenus. Expulser ces personnes des terrains qu’elles occupent sans solution alternative ne fait que déplacer le problème et accroître la précarité. Là encore, les Roms ne sauraient être les victimes de l’incurie de l’Etat, qui refuse d’imposer aux communes leur obligation légale de réaliser 20 % de logements sociaux et les hébergements d’urgence nécessaires sur leur territoire.
Les rapports officiels se succèdent pour dénoncer la situation des Roms et des Gens du voyage en France (CNCDH 2008, Halde 2009, Ecri /Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe 2010...). Plutôt que d’en faire des boucs émissaires et d’exacerber les passions, le gouvernement se devrait de suivre enfin les recommandations qui lui sont faites pour affirmer l’égalité des droits.
COMMUNIQUE DU COLLECTIF NATIONAL DROITS DE L’HOMME ROMEUROPE
Roms : N’inversons pas les responsabilités !
Le Collectif Romeurope exprime ses plus vives inquiétudes suite aux déclarations du Président de la République après les événements dramatiques intervenus à Saint Aignan (Loir-et-Cher) et dénonce l’amalgame fait entre les Gens du voyage et les Roms et la stigmatisation de ces deux populations.
Alors que le Gens du voyage sont des français qui ont la particularité de vivre en caravane et d’être itinérants toute ou partie de l’année, les quelques 15 000 Roms présents en France sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, citoyens européens bénéficiant de la liberté de circulation en France.
Mais le Gouvernement français a imposé, au moment de l’entrée en 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l’Union européenne, des mesures transitoires qui excluent en pratique les ressortissants de ces deux pays du marché de l’emploi et des prestations sociales. Ne pouvant travailler légalement ni avoir des ressources régulières, ils sont contraints de vivre dans de véritables bidonvilles ou abris précaires.
Depuis le début de l’été, les expulsions de familles Roms de leurs lieux de vie se multiplient partout en France, dernièrement à Saint Denis ou encore à Dunkerque, avec pour seules alternatives une nouvelle errance ou une aide au retour au pays d’origine. Ces éloignements « volontaires » aident à gonfler les statistiques du Ministère de l’Immigration artificiellement car nombre de ces « expulsés » peuvent – fort heureusement- revenir en France dans les semaines qui suivent. Ces familles sont ainsi, en fait, seulement déplacées d’une commune à une autre, dans une précarité croissante.
Abroger ces mesures transitoires pour ces citoyens européens et leur permettre un libre accès à l’emploi, mobiliser les dispositifs existants de droit commun pour les accompagner dans leurs projets de vie, et mettre en œuvre le droit à un habitat digne pour tous par la construction massive de logements accessibles pour répondre à la crise du logement, seraient une meilleure réponse que d’en faire les boucs émissaires d’une politique sécuritaire inefficace.
Qu’il s’agisse des Gens du voyage ou des Roms, il est urgent que le gouvernement cesse de confondre des situations et des actes avec les origines des personnes concernées.
Ainsi l'affaire Bettencourt met le gouvernement et le président de la République en difficulté à travers l'un de ses hommes-clés, Eric Woerth. Bonne nouvelle. Non pas qu'il faille emboucher à cette occasion les trompettes consensuelles, qui de Bayrou au Monde, réduisent la critique du pouvoir à celle de son style. Bien davantage est en cause. Le lien de l'UMP avec les puissances d'argent est profond et connu. Pour ceux qui ne lisent pas Marx, une version toute en images a été donnée au Fouquet's dès le soir de la victoire sarkozyenne. Le président de la République qui ne s'est jamais caché d'aimer les riches s'est juré de les faire aimer au pays.
Le problème est qu'il n'y parvient plus depuis quelques mois. Pourtant nous sommes arrosés de reportages people en papier glacé chargés de rendre si formidablement admirable et originale l'existence de l'oligarchie. Mais la crise montre à beaucoup de nos concitoyens que l'intérêt général et celui des plus puissants sont inconciliables. N'est-on pas en train de faire payer partout aux peuples européens la facture de la crise que le capital ne veut pas régler ? Comment qualifier autrement des plans d'austérité comme celui du Royaume-Uni, dont les études gouvernementales elles-mêmes estiment qu'il provoquera 1,3 millions de chômeurs supplémentaires ! 1,3 millions de personnes promises à la mort sociale pour rassurer des actionnaires qui veulent continuer à gagner à tous les coups. La soumission du pouvoir à l'argent était connue, ce qui est nouveau est qu'elle est vue comme un problème. La démission de Woerth ne règlerait rien bien entendu. Seule une révolution citoyenne peut en venir à bout, et permettre cette nouvelle « nuit du 4 août » , jour de l'abolition des privilèges donc Copé confesse qu'il a encore peur plus de deux siècles après !
Et c'est aussi le moment de se souvenir que Woerth est le ministre en charge des retraites. La semaine dernière, nous avons réussi une magnifique mobilisation. Près de deux millions de personnes ! L'affaiblissement du ministre est un atout supplémentaire pour nous dans une bataille qui va continuer et rebondir encore dès la rentrée. Ne laissons pas le spectacle (au premier rang, le foot !) nous détourner de l'essentiel. Dans ce moment de crise d'un pouvoir mis à nu, nous pouvons gagner sur les retraites.
Législatives
Danielle Benquet
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Daniel Borreill